Introduction – Qualité de communication dans l’Entreprise 2.0

27 mai 2010

Non le 2.0 n’est pas un effet de mode, non il n’est pas simplement une concaténation d’outils ou une technologie nouvelle pour présenter ou agir sur des applications. Non le terme n’est pas restrictif et commence à se répandre comme une notion de changement, de migration vers la nouveauté, vers l’innovation, vers plus de facilité et de modernité. Nous pourrons appeler l’Entreprise 2.0, l’entreprise évolutive et innovante, l’entreprise adaptative et collaborative, l’entreprise enrichie et enrichissante.

Mais que représente-t-elle vraiment ? Pourquoi une définition de 2.0 pour qualifier l’entreprise ? Nous commencerons par définir ce que l’on entend par Entreprise 2.0. Les Hommes de l’art et les travailleurs du savoir [DES09] en ont une notion ou une définition plus ou moins claire mais quand est-il du commun des managers traditionnels, des utilisateurs de technologies grand-publics, des jeunes générations comme des moins jeunes ?

Nous vivons des bouleversements technologiques sans précédent, des taux de pénétration jamais vus pour des technologies grand-publics et en grande partie virtuelle. Cette appropriation et la mise à disposition de technologies et de plates-formes qui permettent une évolution fondamentale dans la manière de travailler, de communiquer et de vivre. Qui encore dans notre monde industrialisé n’utilise pas les moyens de communication rapides, modernes, efficaces et simples ? Ils nous semblent à nous, spécialistes, naturels et intuitifs, ils ne le sont pas toujours. Toutefois force est de constater que les masses actives (en comparaison aux masses média passives) s’imprègnent avec rapidité de cette télévision inversée où le web-acteur agit sur les programmes et les transforme.

L’internet, les outils web, les outils de communication ou de gestion sont totalement fusionnés dans notre manière de travailler. Nous en sommes probablement à une nouvelle phase. L’industrialisation et la distribution des outils deviendront encore plus naturelles. Le partage et l’adaptation de briques transformables et adaptables par le commun des mortels permettront de créer, innover, partager et s’enrichir. Certains prédisent une nouvelle étape de l’évolution humaine, un passage de l’ère de l’industrie-commerce à celle de la création-communication [SAL08].

L’implication totale et les 4 ans investis dans la création et le développement d’une société de service internet aux PME, lors de la forte croissance de l’internet qui s’est achevée par l’explosion de la fameuse bulle fin 2000 m’ont permis d’agir à toutes les étapes de son développement : production, recrutement, gestion financière, management… Nous avons eu, sans expérience ou sans socle éducatif, à manager des équipes, des fournisseurs ou des pairs.

Ma position de numéro 2 d’une équipe de 43 personnes m’a amenée à être un référant sur l’état de la société ou sur son évolution. Les échanges et l’expérience acquise notamment avec la DRH m’ont renforcé dans l’idée intuitive que toutes les évolutions passent par un travail de communication et d’interactions constructives et positives.

Dans ce contexte mouvant, non stabilisé, où l’accès à l’information, sa facilité de modification et son perpétuel changement, les managers doivent appréhender les évolutions. L’étude proposée s’attachera à se concentrer sur les professionnels du savoir [DES09], représentant cette partie des acteurs de l’entreprise qui met en œuvre, exploite, définit et publie les informations et les services « digitalisés » (Chefs de projet, designer, manager, directeur informatique, dirigeant d’entreprise, documentaliste, enseignant, chercheurs, ingénieurs…). Ces acteurs sont les référents non virtuels d’un monde de plus en plus informatisé, de plus en plus imbriqué à la technologie, à la communication et à l’internet.

La véritable problématique sera probablement pour les entreprises d’anticiper les futurs changements déjà perceptibles dans la manière de manager et de les conduire. Certains prévoient des changements hiérarchiques et de la chaîne de commandement, d’autres pensent au sang neuf et aux nouvelles idées apportées par ces générations digitales, enfin certains estiment ce changement déjà effectif depuis des années et en évolution croissante mais qui resterait figé sur les principes de base de l’industrialisation et des techniques de qualité.